Valorisation

évaluations comportementales base

La situation actuelle

Que les textes de référence soient nationaux ou internationaux, les missions de l’école sont clairement définies comme comprenant des dimensions à la fois éducatives et pédagogiques. Au niveau pédagogique, les outils et démarches mises en place sont nombreux. L’Etat a divisé les apprentissages en branches, les branches en compétences, celles-ci comprenant des niveaux successifs d’acquisition. Pour chacun de ces apprentissages, il y a des évaluations, des distinctions, des remédiations et des échecs. Les jeunes sont dès lors sanctionnés positivement lorsqu’ils progressent, et sanctionné négativement en cas de problème. Au niveau comportemental, la plupart du temps, il n’y a que des sanctions négatives. Lorsqu’un élève pose problème, on le sanctionne au moyen  d’une punition, d’une remarque faite aux parents, d’une retenue, d’un jour de renvoi, voir d’un renvoi définitif. Mais, à côté de cette logique de l’exclusion, il y a très peu d’outils structurels pour valoriser les bon comportements tout autant que les apprentissages comportementaux.

Démarche

A l’inverse de cette tendance, valoriser les comportements consiste à faire un travail pour identifier les compétences attendues à ce niveau par l’école, à se donner les moyens d’évaluer ces compétences et d’accompagner leur acquisition. Il s’agit aussi de donner plus de place aux jeunes dans l’école, de multiplier les rôles qu’ils peuvent y jouer. Il s’agit enfin de densifier les relations qu’ils entretiennent entre eux, et notamment de favoriser les relations verticales entre les grands (surtout ceux qui ont trouvé leur place) et les plus petits. 

valorisation
implication projet sans visages

Favoriser les projets

Chaque fois que le quotidien de la classe ou de l’école s’arrête pour laisser la place à un projet, il y a une réelle opportunité de valorisation comportementale. D’une part en effet les projets permettent une variété de comportements qui ne s’expriment pas au quotidien : faire un repas pour un dîner de classe, jouer de la musique lors d’une fête, se parler, prendre un place différente dans le groupe… D’autre part le simple fait d’arrêter le déroulement des programmes et des horaires est un signe consistant montrant l’importance de l’événement. De ce fait, les projets sont des leviers puissants de valorisation comportementale, surtout lorsqu’ils ont été proposés ou coconstruits avec les jeunes.

La politique du grand frère/de la grande sœur

A l’école comme dans la vie, l’imitation est un énorme levier d’apprentissage. C’est pour cette raison qu’il est précieux de travailler l’apprentissage par les pairs, en particulier ceux qui sont plus âgés. C’est ce que propose la politique du grand frère/grande sœur. L’idée est de mettre en contact des élèves plus âgés avec des plus jeunes de manière à ce que les seconds profitent de l’expérience des premiers. Cette stratégie est très valorisante car elle montre aux plus jeunes qu’ils ont de l’importance (puisqu’on prend du temps pour eux) et elle donne aux plus âgés la valorisation de la responsabilité donnée.

politique grand frère
valorisation

L’évaluation comportementale transversale

Pour accompagner leurs acquisitions, évaluer et valoriser les comportements est fondamental. Pas plus que pour les math ou les langues, il n’est opportun d’apprendre sans accompagnement, sans temps d’objectivation et sans distinction. C’est là l’objectif de l’évaluation comportementale transversale.