Lectures en langues d’origine

DÉMARCHE

Cet exemple est tout-à-fait inédit. Dans une école citoyenne, une année des élèves de 5e (2e en France) ont décidé de proposer des lectures dans leurs langues d’origine. L’idée n’était pas que ces lectures soient traduites, mais qu’elles soient précédées d’une courte introduction durant laquelle le lecteur expliquait le thème général du texte, et les raisons pour lesquelles il l’avait choisi. S’en suivait la lecture, durant laquelle l’auditoire écoutait comme il aurait profité d’un chant ou d’un poème. Cet événement eut un franc succès : près de 150 personnes présentes sur un temps de midi. Pour chacun des textes mis en avant, il y avait comme une sorte de « retournement ». Le temps de la lecture, chacune des langues prenait la place, mettant l’auditoire dans la situation des personnes immigrées qui, arrivant dans un nouveau pays, n’ont accès qu’à la musicalité de la langue d’accueil. En matière de reconnaissance de la diversité et de mécanisme compensatoire des blessures identitaires, cet exercice élégant fut particulièrement efficace.

 

L’exemple n’est pas énoncé pour être reproduit à l’identique. Il montre simplement l’intérêt à oser plonger les élèves dans leurs langues d’origines ainsi que dans leur richesses littéraires.

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SOURCES

Ecoles Citoyennes